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Un exemple connu il y a des années
par la population en général a été le développement
de la laparoscopie pratiquée par la presque totalité des chirurgiens
généraux; cette technique permet de guérir des maladies
abdominales "sans ouvrir l’abdomen" comme cela s’était fait
classiquement, á travers de petits orifices faits dans la peau de l’abdomen
pour l’introduction des instruments et appareils qui permettent de voir par
une caméra de télévision spécialement adaptée
pour ces opérations.
Avec le développement et le perfectionnement du laser dans la chirurgie, les nord-américains en ont introduit l’application pour le traitement de multiples affections dans le corps humain Chaque jour, cette technologie ne cesse d’étonner les scientifiques et médecins qui en observent les résultats obtenus dans les opérations oú elle s’utilise, et leurs complications minimes.
Laser veut dire en anglais : "amplification de lumière par émission stimulée de radiation", et le commencement de son développement a été dans la décade des années 60, á charge de Maiman, en se basant sur les théories de l’atome qu’Einstein développera en 1917.
Dans la pratique, le laser est un faisceau de lumière concentré; lequel étant dirigé sur une partie d’un tissu du corps humain qui a la caractéristique d’être absorbé par ce tissu, produisant l’évaporation et la disparition de la zone; de cela on traduit qu’un chirurgien peut, par exemple, éliminer une tumeur sans la toucher seulement en dirigeant un rayon de lumière laser vers le tissu á tumeur. Tout cela fait que les instruments métalliques classiques (pinces, etc.), beaucoup plus volumineux et gros qu’une fibre laser, ne sont pas nécessaires, l’intervention chirurgique étant beaucoup moins traumatique et obtenant un meilleur résultat.
Plusieurs types de laser ont
été développés : Argon, CO2, Neodmium-Yag, etc.
(an experimental comparasion of CO2, Argon, ND-Yag and HO-Yag laser ablation
of intervertebral discs-Lane and coll. Spine), et son application dans la chirurgie
de l’hernie discale et autres affections du système nerveux a commencé
il y a longtemps, mais les résultats n’ont pas été encourageants
au début étant donné que le laser avait un grand inconvénient
: en touchant le tissu humain, il vaporisait le point avec lequel il était
en contact, mais en même temps il générait une grande zone
de chaleur autour de ce point et il existait la possibilité de l’apparition
de brûlures incontrôlables plus loin de la zone que le chirurgien
voulait opérer.
Les investigations ont continué et dans l’actualité, il existe un nouveau type de laser appelé "Holmium-Yag" plus connu aussi comme "laser de contact", au moyen duquel l' irradiation de chaleur hors du point où il s’applique est minime, résolvant de cette manière le principal inconvénient qu’impliquait l’utilisation de ce type de technologie en chirurgie de précision, comme c’est le cas du traitement des hernies discales.
Cet Holmium-Yag ou laser de contact représente le plus avancé dans l’arsenal thérapeutique de la technologie bio-médicale actuelle avec de multiples applications dans différentes spécialités; mais son coût, étant donné qu’il s’agit de technologie d’avant-garde, est beaucoup plus élevé que celui des autres types de laser.
En traumatologie, il s’utilise pour tous les types d’arthroscopie, même les plus petites comme l’articulation du poignet, du coude, de l’épaule et du temporo-mandibulaire. (The use of laser in orthopedic procedures-current concepts- review. Sherk).
En urologie, il a transformé la chirurgie de la prostate, de la vessie et il réalise la dite "lito-trypsie intracorporée" ou élimination des grands calculs qui ne peuvent pas être pulvérisés par les machines de litotryptie extra-corporée classiques de Rx et écho.
En gynécologie et chirurgie générale, son application est si étendue qu’on ne pourrait pas l’énumérer.
En neurologie, on l’utilise pour les tumeurs cérébrales de la base du crâne, les tumeurs profondes, les tumeurs inter-ventriculaires, les tumeurs médullaires et une application très développée aux Etats-Unis sont pour le traitement de l’hernie discale lombaire; les Suisses et les Coréens l’utilisent pour les hernies discales cervicales également. (Ssiebert.W-Percutaneous laser disc decompression—The European experience-spine).
Classiquement, pour corriger cette hernie discale, on réalisait une intervention
chirurgicale ouverte, connue comme laminectomie, mais
étant donné que cette dite technique entraînait beaucoup
d’inconvénients chez certains patients, il a commencé á
apparaître des techniques percutanées (soit, a travers la
peau, au moyen d’un petit trou). Premièrement, il est apparu la chimionucléose
(percutaneous nucleolysis of lumbar discs- Choy- New Engl.J:Med.), qui consiste
á injecter dans le disque intervertébral qui avait l’hernie discale
une substance capable de détruire le tissu discal. Cela entrainat quelques
problèmes étant donné que l’extension de la destruction
discale ne pouvait pas être contrôlée avec exactitude et
elle a été abandonnée. Ensuite, est apparue la chirurgie
discale ouverte avec microscope, pareille á la laminectomie mais avec
la blessure plus petite, qui produisait moins d’inestabilité mais qui
pouvait produire de même que la laminectomie classique, la "fibrose
épidurale", qui se pratique aussi mais moins qu’avant.
Postérieurement est apparue la Disectomie Percutanée
(chirurgie percutanée de l’hernie discale lombaire – Roy Camille – Saillant.
Enciclop. Méd-chirurgicale. Paris) ou l’élimination de l’hernie
discale á travers un petit trou fait dans la peau par oú s’introduisaient
les instruments très fins sans toucher la colonne vertébrale et
réussir de cette forme á extraire le tissu discal abîmé
sans éliminer totalement le disque et en diminuant la pression interdiscale,
élément capital dans la genèse de l’hernie discale. Cette
technique ne produit pas de fibrose, ne déséquilibre pas la colonne
vertébrale évitant l’emploi de plaques, visses, hopitalisation
(étant donné qu’elle est ambulatoire) et se réalise sans
anesthésie générale. De plus, son coût est infiniment
inférieur aux autres techniques.
Dans l’actualité, on a eu recours au traitement des hernies discales
au moyen de l’utilisation du Laser Holmium-Yag ou "Laser de Contact"
(The ablation capacity of Holmium-Yag Laser in lumbar intervetebral discs-Leu
et coll – Zurich - Suisse), technique qui peut se résumer de la manière
suivante : On insère une canule, de grosseur moindre que celle d’une
pièce de rechange plastique de stylo-bille, laquelle comprend une fibre
laser, une micro-caméra de télévision, tubes d’irrigation
et d’aspiration, et de plus elle possède un mécanisme qui permet
de mobiliser la pointe de fibre laser selon les besoins du chirurgien, lui permettant
de cette manière d’avoir un contrôle très précis
sur l’instrument.
Une fois dedans, le chirurgien va explorer dans le disque affecté au moyen du système de vidéo, lequel donne une vision claire de quel est le problème exactement. En appliquant le laser, le chirurgien va désintégrer les parties abîmées du disque intervertébral affecté, réduisant ainsi la pression discale, en proportionnant un soulagement immédiat au patient qui se trouve sur la table d’opération.
Grâce au système d’irrigation de sérum de ce type d’instruments, on garantie même que le faisceau de lumière laser n’affectera jamais plus loin que ce que le chirurgien a besoin, étant donné que le milieu liquide qui se crée dans le disque intervertébral maintient la température interdiscale dans un rang correct.
Cette merveilleuse technologie, qui á la fois semble sorti d’un conte de science fiction, est le "State-Of-The-Art" (l’Etat-De-L’-Art) actuel de la médecine dans les pays les plus développés.
Des
études préliminaires de l’école américaine ont montré
que la chirurgie des hernies discales avec ce type de laser de contact ou Holmium-Yag
n’a mis en évidence aucune complication grave, l’agression minime, la
simplicité du procédé, la vaporisation du 51% de la pression
interdiscale initiale, sans perte de la hauteur discale avec la conservation
du centre de rotation de la colonne vertébrale et la conservation conséquente
de la stabilité vertébrale. Tout cela a fait que les statistiques
d’excellents résultats pour la disectomie percutanée lombaire
soient passées de 87% á 92% pour l’école américaine.
(Results of percutaneous lumbar disectomy with laser-sherk et coll-state of
the art reviews-spine).
Ce qui est plus important, c’est que l’Holmium-Yag ouvre les voies d’exploration endoscopiques á l’intérieur du canal médullaire avec des possibilités d’éliminer la fibrose péridurale á travers la péri-duroscopie et foraminascopie déjá en investigation.